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Vayakel – Le Rosh Yeshiva Réponds – Une housse de couette peut être elle sacrée ?

by Rabbi Dov Linzer (Posted on March 7, 2024)
Topics: French, Rosh Yeshiva Responds, Sefer Shemot, Torah, Vayakhel

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https://pixabay.com/photos/quilt-cozy-home-charming-peaceful-716838/

Traduit par Rabbi Émile Ackermann

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מִלֵּ֨א אֹתָ֜ם חָכְמַת-לֵ֗ב לַֽעֲשׂוֹת֘ כָּל-מְלֶ֣אכֶת חָרָ֣שׁ | וְחשֵׁב֒ וְרֹקֵ֞ם בַּתְּכֵ֣לֶת וּבָֽאַרְגָּמָ֗ן בְּתוֹלַ֧עַת הַשָּׁנִ֛י וּבַשֵּׁ֖שׁ וְאֹרֵ֑ג עֹשֵׂי֙ כָּל-מְלָאכָ֔ה וְחֽשְׁבֵ֖י מַֽחֲשָׁבֹֽת :

“II les a doués du talent d’exécuter toute œuvre d’artisan, d’artiste, de brodeur sur azur, pourpre, écarlate et fin lin, de tisserand, enfin de tous artisans et artistes ingénieux” (Shemot 31:13).

QUESTION— Northwest, USA

Nous avons reçu d’un parent un édredon avec des motifs juifs. Certains des motifs imprimés représentent le Shema, y compris Sheim HaShem (le nom de Dieu) épelé avec deux yodim, ainsi que Elokeinu en toutes lettres. S’agit-il de sheimot ? L’édredon doit-il être placé dans la genizah, ou au moins ces carreaux ? Peut-on l’utiliser sur un lit dans une chambre où l’on sera nu de temps en temps ? Je ne sais pas comment le tissu est fabriqué. Il n’a pas été peint à la main, mais je ne sais pas comment il a été imprimé ou teint. En ligne, un produit similaire est simplement indiqué comme étant “100 % coton”.

RÉPONSE

Deux yodim ne signifient rien. Il s’agit d’une convention d’imprimeur, une façon de ne pas écrire Sheim HaShem. Quant à Elokeinu, c’est un problème, du moins s’il est possible que l’on ait des relations conjugales dans la même pièce. Voir Shulchan Arukh OC 240:6 et la Mishnah Berurah qui s’y rapporte.

שולחן ערוך אורח חיים הלכות קריאת שמע ותפילה של ערבית סימן רמ

בית שיש בו ספר תורה או חומשים העשוים בגלילה, אסור לשמש בו עד שיהיה בפניו מחיצה. (ולענין לעשותה בשבת ע “ל ריש סי’ שט “ו), ואם יש לו בית אחר, אסור עד שיוציאנו ; ואם יש בו תפילין או ספרים, אפי’ של גמרא, אסור עד שיתנם בכלי בתוך כלי.

Shulchan Arukh O.C. 240:6

Il est interdit d’avoir des relations conjugales dans une maison qui contient un sefer Torah ou des livres individuels de la Torah écrits sur des rouleaux de parchemin, à moins qu’il n’y ait une mechitzah devant… et s’il a une autre maison, il doit déplacer le sefer Torah dans cette maison ; et si la maison contient des tefillin ou des sefarim, y compris la Guemara, il doit les mettre dans un double récipient.

משנה ברורה סימן רמ ס “ק

(כח) או ספרים – ר “ל כ “ד ספרי קודש ומיירי שאינם עשויין בגלילה דאי עשויין בגלילה דינם כס “ת וכנ “ל :

(כט) אפילו של גמרא – ר “ל אף על גב דגמ’ לא ניתן לכתוב בדורות הראשונים משום דדברים שבע “פ אסור לאומרם בכתב אפ “ה כיון דלבסוף התירו האמוראים לכתוב משום עת לעשות לה’ הו “ל כשאר ספרי קודש וממילא היום ה “ה כל הספרים הן בכתיבה או בדפוס יש בהן קדושה [פמ “ג] :

Mishnah Berurah 240

(28) “Ou sefarim” – l’intention est les livres saints qui ne sont pas écrits sur du parchemin, car ils ont la règle d’un sefer Torah.

(29) “y compris la Guemara” – l’intention est que, même si dans les premières générations la Guemara n’était pas écrite, puisque la loi orale n’était pas autorisée à être écrite, même ainsi, puisqu’à la fin les Amoraïm ont permis qu’ils soient écrits… ils sont comme tous les sifrei kodesh et de nos jours la règle est que tous les sefarim, qu’ils soient écrits à la main ou imprimés, sont considérés comme saints.

S’il s’agit d’un sefer Torah ou de pesukim écrits sur du klaf, ils doivent être placés derrière une mechitzah. S’il s’agit d’une Guemara ou de tout autre sefer du même type, il doit être placé dans un double contenant. Je pense que le nom de Dieu fait partie de cette dernière catégorie.

S’il s’agit simplement d’être nu et non d’avoir des relations maritales, cela pose moins de problèmes, bien que lorsqu’il s’agit du nom de Dieu (par opposition à un sefer), il faut être strict – voir Rema (Shulchan Arukh OC 275:12) concernant neirot Shabbat (ce n’est pas exactement la même chose),

נהגו לכסות הקטנים שלא יהיו ערומים בפני הנרות, משום ביזוי מצוה. וכ “כ הרוקח.

La coutume est de couvrir les petits enfants pour qu’ils ne soient pas nus devant les bougies, de peur de manquer de respect à la mitsva.

Et voir, plus précisément, Mishnah Berurah 45:5,

אבל אם יש שם אדם ערום אסור לכנס בה בתפילין וכתבי הקודש דאסור לעמוד לפני השם ערום.

Mais si quelqu’un est nu, on ne peut pas entrer avec des tefillin ou des écrits sacrés, car on ne peut pas se tenir nu devant Dieu.

La question de se tenir nu devant le nom de Dieu est tirée de Shabbat 120b, et c’est en fait un issur, mais dans un cas comme le nôtre où il est imprimé et non écrit, je ne pense pas que ce serait techniquement interdit, bien qu’il faille certainement l’éviter.