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Bamidbar – Le Rosh Yeshiva Réponds – Certificat de conversion pour un enfant né d’une mère porteuse

by Rabbi Dov Linzer (Posted on June 6, 2024)
Topics: Bamidbar, French, Rosh Yeshiva Responds, Sefer Bamidbar, Torah

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https://pixabay.com/photos/sleep-baby-newborn-portrait-7871915/

Traduit par Rabbi Émile Ackermann

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שְׂא֗וּ אֶת־רֹאשׁ֙ כָּל־עֲדַ֣ת בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵ֔ל לְמִשְׁפְּחֹתָ֖ם לְבֵ֣ית אֲבֹתָ֑ם בְּמִסְפַּ֣ר שֵׁמ֔וֹת כָּל־זָכָ֖ר לְגֻלְגְּלֹתָֽם:

“Faites le relevé de toute la communauté des enfants d’Israël, selon leurs familles et leurs maisons paternelles, au moyen d’un recensement nominal de tous les mâles, comptés par tête. (Bamidbar 1:2)

QUESTION—Providence, R

Un couple qui ne pouvait pas avoir d’enfants naturellement a eu des enfants par le biais d’une mère porteuse (on ne sait pas de quel sperme ou de quel ovule il s’agit, ni si c’est important). Ils font un giyour (conversion) pour l’enfant et ont demandé à utiliser leurs noms, et non Avraham/Sara sur la teudat giyur (certificat de conversion). Avez-vous un avis/une opinion à ce sujet ? Merci d’avance !

RÉPONSE

S’il s’agit à la fois du sperme du mari et de l’ovule de la femme, alors vous pouvez certainement le faire, car de nombreuses autorités disent que la maternité est définie par la provenance de l’ovule (par exemple, Rabbi Shlomo Goren (Torat HaRefuah, p. 176-177), Rabbi O’Brien (Torat HaRefuah, pg. 176-177), Rabbi Ovadia Yosef (HaRishon LeTzion 1 Even HaEzer 5), Rabbi Shlomo Amar (Shema Shlomo Even HaEzer 8:1-3), Rabbi Yaakov Ariel (Technumin 16 5756, 171, etc.).

Bien que je penche personnellement pour la position selon laquelle c’est la personne qui porte le fœtus qui est déterminante (voir par exemple Tzitz Eliezer 19:40, Rabbi Zalman Nechemia Goldberg (Techumin 5, 258), Rav Mordechai Eliyahu, etc. ), je pense que l’on peut s’appuyer sur cette position pour cette question.

S’il ne s’agit pas du sperme du mari, mais de l’ovule de la femme, alors, conformément à ce qui précède, vous pouvez toujours utiliser le nom de la mère.

S’il s’agit du sperme du père et non de l’ovule de la mère et qu’il s’agit de l’ovule d’un non-Juif, le mari n’aura pas de lien halakhique avec le fœtus.

Tout cela est une question de statut halakhique. Toutefois, en ce qui concerne l’inscription des noms sur le certificat de conversion ou sur une ketubah, ma pratique dans de tels cas est d’écrire le nom du père et ensuite המג׳ (= המגדלו) (qui l’a élevé) et de faire de même avec le nom de la mère.

Je l’appellerais pour une Aliyah avec le nom du père (et le nom de la mère si c’est votre pratique) sans me soucier d’aucun ajout/qualificatif parce que ce qui importe vraiment, c’est que les gens sachent à qui le nom se réfère.