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Ki Tavo – Le Rosh Yeshiva Répond – Dire V’Ten Tal U’Matar pour un visiteur de Chutz La’aretz en Israël

by Rabbi Dov Linzer (Posted on September 19, 2024)
Topics: French, Ki Tavo, Rosh Yeshiva Responds, Sefer Devarim, Torah

https://pixabay.com/photos/plant-raindrop-foliage-leaves-water-7227222/

Traduit par Rabbi Émile Ackermann

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יִפְתַּ֣ח ה | לְ֠ךָ֠ אֶת־אֽוֹצָר֨וֹ הַטּ֜וֹב אֶת־הַשָּׁמַ֗יִם לָתֵ֤ת מְטַר־אַרְצְךָ֙ בְּעִתּ֔וֹ וּלְבָרֵ֕ךְ אֵ֖ת כָּל־מַֽעֲשֵׂ֣ה יָדֶ֑ךָ:

“L’Éternel ouvrira pour toi son bienfaisant trésor, le ciel, pour dispenser à ton sol des pluies opportunes et faire prospérer tout le labeur de ta main” (Devarim 28:12)

Cette question est tirée d’un groupe WhatsApp dans lequel le rabbin Linzer répond aux questions halakhiques des rabbins et des membres de la communauté. Pour plus de psakim du Rabbin Linzer, consultez psak.yctorah.org

QUESTION—Riverdale, NY

Pour les personnes qui voyagent en Israël à une époque où les Israéliens disent déjà v’ten tal u’matar livracha (« donnez la rosée et la pluie », une insertion hivernale dans la Amida), mais que nous, dans le chutz la’aretz (la diaspora), ne le disons pas encore, doit-on garder sa pratique diasporique en Israël ou adopter la pratique israélienne pour les quelques jours que l’on passe là-bas ?

RÉPONSE

Le Mishnah Berurah (MB 117:5) dit qu’il faut garder les pratiques de l’endroit d’où l’on vient, et ne pas le dire.

Cependant, pour ma part, je ne peux pas concevoir d’être en Israël, où et quand ils ont réellement besoin de pluie et prient pour cela, et de ne pas s’identifier aux gens qui vous entourent – des Juifs qui sont liés à la terre et à ses produits – et plutôt de s’identifier à des gens ordinaires de chutz la’aretz, auxquels vous n’êtes pas vraiment lié, et dont le besoin de pluie n’est de toute façon pas reflété par les moments où nous disons ou ne disons pas v’ten tal u’matar. En d’autres termes, en Israël, le besoin est réel, il s’agit de notre peuple, et le v’ten tal u’matar est réellement synchronisé avec le moment où la pluie est nécessaire. Dans le chutz la’aretz, ce n’est pasvraiment le cas. Tout se passe selon des règles formelles. C’est la position du Chida (Birkei Yosef OH 117:5), de Rabbi Betzalel Stern (Betzel HaChochma 1:62), et de Rabbi Shlomo Zalman Auerbach (Halichot Shlomo, Tefillah 9:22).

Sur la base de ce raisonnement, je dirais v’ten tal u’matar si j’étais en Israël à cette période.